Jeudi 17 septembre 2009
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Ligue des Champions - Lyon à
l'usure
Lyon a réussi son entrée en lice dans la Ligue des Champions en
battant la Fiorentina à Gerland (1-0). Dans un match engagé, l'expulsion de Gilardino juste avant la pause a changé la donne. Malgré un Sébastien Frey des grands soirs, l'OL prend ainsi la tête
du groupe E avec Liverpool.
LYON - FIORENTINA : 1-0 Lyon à
l'italienne
But : Pjanic (76e)
Ces trois points ont le parfum du soulagement. Sans doute parce qu'ils ont
été arrachés de haute lutte, au terme d'un intense combat digne des grandes joutes européennes. Lyon, puisque c'est de lui dont il s'agit, a donc débuté sa dixième campagne consécutive en Ligue
des champions par une précieuse victoire face à la Fiorentina (1-0). L'an passé, ces mêmes Italiens étaient repartis de Gerland avec un spectaculaire 2-2 dans leurs valises. Alberto Gilardino y
était allé de son doublé. Cette fois, le buteur transalpin a vécu une soirée nettement moins réjouissante. Son coup de coude sur Jérémy Toulalan lui a valu d'être expulsé juste avant la pause.
Sans son arme fatale, la Viola a joué toute la seconde période à dix contre onze. Cela lui a été fatal par la suite.
En supériorité numérique, Lyon a donc poussé. Il a fini par forcer la
décision à un quart d'heure du terme, grâce au deuxième but européen de Miralem Pjanic (1-0, 74e). En barrages, face à Anderlecht, son maître coup franc avait montré la voie de la
qualification pour la phase de poules. En reprenant victorieusement un centre de Kim Källström repoussé dans ses pieds par Sébastien Frey, l'ancien Messin a placé les Rhodaniens en tête du groupe
E. Ce rang, les hommes de Claude Puel le partagent avec Liverpool, qui a galéré pour venir à bout de Debrecen (1-0). Mais l'OL est prévenu : le 29 septembre, ces modestes Hongrois ne seront pas
nécessairement plus faciles à man&oeliguvrer que le cinquième de Serie A.
Pjanic montre (encore) la voie
Car pendant près de quarante-cinq minutes, la Fiorentina a pris le contrôle
des opérations. Obligeant les Lyonnais à défendre. Pour préserver les cages d'Hugo Lloris, Toulalan avait dû remplacer Bodmer au pied levé en charnière centrale. Au côté
de Cris, le milieu de terrain
international fut impeccable face au duo Mutu-Gilardino. On l'a dit, cette rencontre fut musclée. Un chiffre pour l'illustrer ? M. Vink a distribué sept cartons durant la partie. Dont un rouge
pour Gilardino. Les duels furent souvent à la limite. Touché à la cuisse dans un choc avec Marchionni, Michel
Bastos a dû céder sa place prématurément
à Sidney Govou (26e).
Dominateurs au retour des vestiaires, les Lyonnais ont mis soixante-seize
minutes à trouver la faille. Sans un Sébastien Frey époustouflant devant Ederson et Govou (83e), ils se seraient
sans doute mis à l'abri dans la foulée. Qu'importe. Après la défaite de Marseille face à Milan (1-2) et le nul de Bordeaux sur le terrain de la
Juve (1-1), Lyon peut se targuer d'être le seul club français à avoir remporté son premier round à une équipe italienne. Cela lance idéalement l'OL sur la route des 8es
finale. Un chemin sinueux, que les Gones ont emprunté à sept reprises lors des neuf dernières éditions de la Ligue des champions.
LA DECLA : Claude Puel (entraîneur de Lyon)
"Nous avions dit qu'il fallait être capable d'élever notre niveau de jeu. La
Fiorentina a livré une très grande opposition avec beaucoup de densité physique. Elle a haussé son niveau par rapport à ce qu'elle produit dans son championnat. Le match est longtemps resté
indécis mais nous n'avons pas perdu le fil, restant très concentrés. En fin de partie, j'aurais préféré que nous marquions un second but qui nous aurait mis à l'abri alors que nous sommes restés
sous la menace d'une égalisation ou d'un coup heureux de notre adversaire. Tous les joueurs sont à créditer d'un très bon match."
Gil BAUDU / Eurosport
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